Diplômé de dessin et d'art plastiques pour l'enseignement, il est un aquarelliste français de renommée internationale.
En 1999, paraît son livre de référence " Aquarelle, l'eau créatrice " aux éditions Fleurus. Ce livre, mainte fois réédité, qui renouvelle techniquement la pratique de l'aquarelle et qui inaugure les principes de la technique "humide sur humide", marque une génération d'aquarellistes.
Depuis 1993, beaucoup d'artistes passent par son atelier et il anime de nombreux stages en France ainsi qu’à l'étranger. Un autre ouvrage, " Journal d'un aquarelliste ", paru en 2003, fait découvrir plus intimement son travail d'artiste.

Livre de Jean louis morelle
Journal d'un aquarelliste

 

De sa passion de l'aquarelle, il écrit:

open quoteDans les années 1990, le réel s’organisait autour de deux pôles : celui de la technique et celui du regard.
Pas d’art de l’aquarelle sans métier, sans la part incontournable de la maîtrise. Mais aucun art sans regard et ni relation au monde.
L’aquarelle libérait mon regard de peintre. J’étais l’aventurier, l’explorateur de thématiques insoupçonnées, les objets ordinaires, les petits désordres du quotidien, les rues au sortir de l’atelier, les voitures, les visages que je croisais. Seule la légèreté de l’aquarelle m’autorisait mille voyages dans la vie aux alentours. Toujours sur le motif, je m’accompagnais toujours de ma boîte avec mes pigments dilués et mes papiers tendus sur des châssis.
Quant à la technique… Je n’avais reçu aucun enseignement, ni rencontré aucun maître. Que faire de cette eau qui impulsait apparemment tant de vie aux pigments ?
Je souhaitais m’affranchir de la technique des glacis successifs trop attachée pour mon tempérament, à l’illustration. L’aquarelle certes, mais pour y peindre directement dans la matière avec une liberté proche de l’huile qui dispose à sa guise de l’emplacement des lumières. Dans les flaques humides, je créais donc des auréoles volontaires. Non pas comme une simple astuce, mais comme une question se référant par hypothèse à une loi générale. La lumière du papier se redécouvrait comme un trésor de liberté et de sensualité.

Lors des portes ouvertes de mon atelier, les amateurs d’aquarelles avides de conseils venaient de plus en plus nombreux. La pédagogie prenait place. J’en retraçais les bases dans l’ouvrage « Aquarelle, l’eau créatrice ».
Or on ne change pas impunément les règles d’un jeu, surtout technique. Changer nécessite la présence d’un manque, qui va appeler un désir de l’histoire. L’audience remportée depuis neuf ans par ce livre, plusieurs fois réédité, indique clairement que beaucoup de pratiquants de l’aquarelle sont encore en attente aujourd’hui, de renouvellement technique mais bien davantage, de sensations différentes.

Celles-ci ouvrent un chemin pour chacun.close quote